Contrôler son cerveau, c'est possible !

10/02/2016

En dirigeant nos pensées, on peut éviter la douleur ou mieux se concentrer.

De la gym mentale appelée aussi "neurofeedback", aux perspectives immenses.

 

On peut diriger son cerveau ! Un peu vertigineux comme affirmation, car, en y réfléchissant, cela implique que notre esprit, notre mental, serait une puissance distincte du cerveau, une entité qui peut s'imposer à lui. "Nous avons un pouvoir d'auto-façonnement biologique", résume Michel Le Van Quyen. Les pensées, les émotions métamorphosent le cerveau, elles modifient sa structure, elles influent sur notre fonctionnement corporel. 

 

À l'Institut du cerveau et de la moelle épinière de l'Inserm à Paris, entouré de psychologues, de physiciens et de mathématiciens, ce chercheur étudie la possibilité de "diriger" son cerveau. Dans son livre Les Pouvoirs de l'esprit (Flammarion), le scientifique explique comment il est possible d'apprendre à contrôler ses ondes cérébrales. Une pratique grâce à laquelle on pourra atténuer la douleur, maîtriser ses angoisses, mieux comprendre les émotions de son entourage, bref, améliorer sa vie.

 

Penser à la neige pour ne plus sentir la brûlure
 

Comment a-t-on découvert cette capacité ? Dans les années 1950, à l'université de Chicago, Joe Kamiya pose des capteurs sur la tête de cobayes et les relie à un dispositif informatique qui émet des sons. Il sait que le cerveau émet des ondes alpha, soit d'une fréquence de 8 à 12 hertz, lorsqu'il est en phase de relaxation. Joe Kamiya demande à ses cobayes de placer leur cerveau en relaxation. Il les aide à atteindre cet état, sa machine émettant des sons graves lorsque les ondes indiquent que le cerveau est en phase de relaxation, des sons aigus, en revanche, quand les cobayes se distraient et que le cerveau cogite. Après quelques séances d'entraînement, "il est possible d'apprendre à contrôler un certain nombre d'activités cérébrales qui normalement sont strictement inconscientes, dit Michel Le Van Quyen. Vous pourrez mettre en place puis perfectionner des stratégies mentales afin de volontairement augmenter ou diminuer l'activité de telle ou telle aire cérébrale". 

 

Les scientifiques nomment ce principe "le neurofeedback", et celui-ci ouvre d'incroyables perspectives. Il suffirait ainsi de s'entraîner à penser à des flocons de neige alors qu'on touche une électrode chauffée à 48 °C pour ne plus sentir la brûlure. De rêver à notre journée passée à bronzer sur la plage pour ne plus ressentir les morsures du froid. De la gymnastique mentale dont Michel Le Van Quyen est convaincu qu'elle offre une nouvelle voie thérapeutique exaltante, notamment pour soigner l'épilepsie.

 

 

 

 

 

 

http://bit.ly/2cE5c7f

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