Comment arrêter les ruminations mentales

16/10/2016

 

Les "ruminations mentales" (ou overthinking) peuvent être envahissantes et épuisantes. Quelle est donc cette hyperactivité mentale ?

 

D’après une étude menée sur 1350 personnes choisies au hasard, 63 % des jeunes adultes et 52 % des quadras peuvent être considérés comme des overthinkers.

 

C’est une manifestation d’hypersensibilité qui entraîne des torrents de préoccupations.

 

Lorsque nous sommes frappés de rumination mentale, nos pensées négatives s'emballent.

Au début, elles se focalisent sur l’événement qui vient d’avoir lieu, puis, peu à peu, elles glissent vers d’autres situations du passé, du présent, brassant pêle-mêle nos doutes les plus intimes.

 

C’est cet aspect chaotique, en spirale, ce « retricotage d’idées » très agité qui caractérise la rumination mentale.

Si, à terme, ce trouble peut mener à la dépression ou à l’angoisse chronique, il ne peut être réduit  à de l’anxiété (qui se caractérise plus par une anticipation négative du futur).

La rumination empêche de distinguer ce qui a vraiment du sens pour soi. Au point de ne pouvoir discerner les vrais soucis – un proche gravement malade – des broutilles – une réflexion de son partenaire amoureux...

 

Lorsque les "overthinkers" moulinent dans leurs têtes, ils cherchent justement à penser, mais n’y arrivent pas.

Pourquoi ? La réponse se situe probablement dans leur manière de vivre leurs émotions.

 

Observer l’émotion

Pour les spécialistes du cerveau reptilien, donc de la vie émotionnelle, toute prise de tête est un signal : Elle nous indique que nous sommes dans un état de défense.

A la base, il y a toujours un sentiment de menace (être abandonné, jugé, disqualifié…).

La peur arrive ensuite. Cette « émotion-racine » déclenche une réaction de fuite. Nous vivons alors une période de surchauffe cérébrale et d’agitation sensorielle : les pensées se bousculent dans notre tête, toutes visant à nous mobiliser pour trouver des solutions. 

 

La peur est le moteur principal de notre « petit vélo » mental : S’encombrer la tête a aussi parfois une fonction d’antidépresseur. Ce mécanisme nous permet paradoxalement de faire écran à nos angoisses existentielles les plus profondes en nous coupant de nos sensations. 

 

Comment arrêter les ruminations mentales ?

Une technique efficace consiste à laisser s'exprimer cette partie mentale pour savoir ce qu'elle veut nous dire.

Il faut se rappeler que l'inconscient fait ce qu'il peut avec ce qu'il a. Cette réaction que l'inconscient a mis en place était, pour lui à l'époque, la réponse appropriée à ce moment-là.

Quel bénéfice apporte ce comportement inapproprié ?

Plutôt que de se battre contre, le dialogue a un niveau inconscient avec cette partie mentale permet souvent de comprendre la situation afin d'y remédier en mettant en place dans l'inconscient un nouvel automatisme/programme plus approprié.

 

Une autre technique encore plus efficace et rapide consiste à observer ses pensées de manière dissociée (imaginez que vous les observez sur un écran de cinéma par exemple) et de constater que tout ce qui apparaît... disparaît.

Donc de porter votre attention sur la pensée qui disparait plutôt que sur la suivante qui apparait.

 

C'est très simple mais cela change complètement la manière habituelle qu'a le cerveau de fonctionner. 

Le cerveau est un organe qui est fait pour traiter de l'information. Quand une pensée arrive, il s'accroche dessus et la retourne dans tous les sens pour l'analyser.

 

Or,  avec cette technique de Mental-Off, on switch un programme automatique du cerveau, ce qui permet de changer de point de vue sur notre rapport aux pensées et installe un programme plus efficient pour désactiver l'overthinking

 

Choisissez quand voulez-vous expérimenter ces techniques en cliquant ici 

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