Se libérer des automatismes de pensées

31/10/2016

 

 

Les automatismes de pensées, s'ils nous servent au quotidien, de manière à gérer beaucoup de choses à la fois, sans se sentir submergé, peuvent parfois être nos pires ennemis.

 

En laissant notre mental tourner comme un moulin, nous ne pouvons que rester dépendant du contenu de sa production, joyeux ou serein lors de rêvasseries, inquiet ou préoccupé lors de ruminations. Nous n'aurons pas prise sur notre vie car c'est le mental qui mènera le bateau.

 

Laisser le mental gamberger c'est, soit fonctionner comme un automate, soit lui laisser faire n'importe quoi, et surtout, se soumettre au dictat des émotions et des

pulsions.

 

Or, plus l'état est apaisé, serein, plus il est facile de guider les pensées dans une direction. Et à l'inverse, plus il y a stress ou émotion, plus nous avons tendance à perdre le contrôle.

 

Or, nos pensées créent notre réalité.

Nous avons chacun, dans un domaine particulier de notre vie, des souhaits, des intentions, et sommes confronté, quand les obstacles se cumulent et nous empêchent d'atteindre nos objectifs, à ne pas avoir de prise sur la réalité.

Nous sommes même, bien souvent, confronté au fait que, plus nous nous acharnons face à la réalité pour atteindre ces objectifs, plus les faits nous entrainent à nous en éloigner. Au point de parfois nous laisser évoluer de projets en projets, échouant successivement aux uns et aux autres.

 

Lorsque nous sommes 'pris' par une préoccupation, si rien ne nous pousse à nous en détourner, nous sommes incapable d'éloigner le sujet problématique de notre esprit. Celui-ci peut revenir nous torturer pendant des heures, nous empêcher même de dormir. Plus le problème est important, plus le mental abuse de notre attention en limitant notre champ de pensées à ce seul sujet.

Et c'est cela même qui fait que nous nous dirigeons vers l'échec. Car lorsque nous sommes préoccupés et que nous ruminons, notre mental est complètement habité par les pensées sur : « ce que nous ne voulons pas », ou « ce dont nous avons peur » ou encore par « ce qui nous déplait le plus ». Ce sont les refrains lancinants qu'on se raconte de manière semi-consciente et qui façonnent notre réalité à l'encontre de nos désirs et des actes que nous posons pour arriver à d'autres objectifs. Nos intentions

pèsent bien peu à côté de toute la quantité de pensées contraires qui sont produites automatiquement et totalement contre notre gré, par la machine mentale. Et c'est bien ainsi que « nos pensées créent notre réalité ».

 

La couleur de nos pensées va colorer les lunettes avec lesquelles nous percevons la réalité.

Bien sûr nous nous protégeons la plupart du temps des moments où le mental risque de s'emballer tout seul. Nous allons dès lors le nourrir de télévision, de travail compulsif, ou par la fuite en avant dans les activités, de manière à occulter le problème.

« Se distraire », « se changer les idées », faire une activité pour « oublier », sont bien souvent nos drogues, nos moyens pas forcément les plus adéquats, pour faire marcher la machine à pensées autrement que ce qu'elle fait automatiquement.

Ce sont en fait des pansements sur une jambe de bois. On force la machine à être guidée par des événements extérieurs, sans jamais apprendre à la guider de l'intérieur, et surtout à la calmer, à la mettre au repos.

Et nous n'en sommes en général pas conscient.

 

Or, lorsque le mental surfonctionne, il va jouer les dictateurs et empêcher la conscience d'émerger et de reprendre les rennes.

Le mental n'est pas notre personne, il n'a pas de psychologie, pas de volonté. Si on le compare à certains logiciels, il ne fait finalement que transmettre du contenu et l'analyser. En fait, on pourrait dire qu'il sélectionne son programme de pensée, comme la sélection effectuée par un moteur de recherche. Par exemple, plus un type de pensées occupe nos préoccupations, plus des pensées analogues vont se présenter sur notre écran mental.

Plus vous faites des recherches sur un sujet, plus le moteur vous propose des sujets similaires. Et cela concerne tant le sujet des pensées que leur nature (inquiétante, culpabilisante, stressante, méprisante, encourageante, irréaliste, subjective, imaginative, téméraire, rebelle, violente, vengeresse victimisante, ...).

 

Par exemple, dans nos loisirs, à la télévision, ou via les autres médias, plus nous consommons de la violence, de la télé-réalité, des publicités, plus nous nous y habituons, et plus nous trouvons cela « normal ». Avec pour effet que dans la vie réelle, nous concevons comme normal de sur-consommer, nous considérons comme normal l'agressivité et la violence, ou encore nous trouvons normal le voyeurisme,

et l'exhibitionnisme.

C'est pareil pour nos pensées. Si nous avons l'habitude de nous nourrir de pensées négatives, de peur, de colère, de honte, de culpabilité, de tristesse, etc... ; nous nous y habituons, nous trouvons cela « normal », même si nous en souffrons. Et nous n'aurons que rarement le réflexe de remarquer la noirceur du contenu de notre mental, ni n'aurons le réflexe de dire : non je ne veux plus de ça.

 

Cela va même plus loin, car nos pensées colorent les lunettes avec lesquelles nous regardons la réalité et peuvent, avec le temps, nous entrainer à ne voir que le négatif, que l'inquiétant, que l'aspect critique des situation que nous vivons, nous entrainant dans une spirale plus étroite de notre mode de fonctionnement.

Quand on est sevré de télévision, de cinéma, de magazines commerciaux, etc. Les images de violence, la publicité et la télé-réalité (ou encore la manipulation dans les informations, la médiocrité de nombreuses émissions – ou articles) choquent et deviennent inacceptables.

 

Il en va de même pour les pensées. Plus nous parvenons à quitter les registres qui ne nous conviennent pas, plus facilement nous pourrons en rester éloignés par la suite car, l'habitude se dissous avec le temps, s'il y a un retour de pensées plus négatives, nous le repérons nettement plus facilement et pouvons dès lors rapidement choisir de reprendre d'autres voies de pensées.

 

Nous avons le pouvoir cependant, d'orienter nos pensées quand notre attention revient au moment présent

 

 

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